Minimes: Un titre qui se prête à la saison: le bilan
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous voici arrivés au terme de cette saison 2009/2010. Pour ma première année d’entraîneur au sein du Morges Basket, le bilan est relativement positif. Partant avec des joueurs débutants et un entraîneur semi-débutant, la saison des dits « Chips-Cola » s’annonçait sportivement mouvementée. Si d’un point de vue basketballistique je reste, bien que des progrès aient indubitablement été réalisés, comme tout entraîneur pas entièrement satisfait. A qui la faute ?
Pour continuer sur la lancée du bon entraîneur, je dirais qu’en premiers lieux, ce sont les joueurs qui sont en faute. Mais comme je ne suis pas un bon entraîneur, je partage entièrement les torts. En effet, j’admets certaines fois ne pas avoir préparé correctement les périodes de basket hebdomadaires (merci de ne pas rapporter cela au Comité).
Mais revenons-en aux joueurs puisque mon éloge n’est pas aux propos du jour. Le titre du célèbre spectacle « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » semble donner une synthèse convaincante de la situation. Entre deux accrochages entre garçons et filles relevant de l’inéluctabilité et quelques retours à la petite enfance (jeu de « l’homme noir » ou « balle brûlée »), nous pouvions entreprendre quelques séries d’exercices relatifs à notre sport favori afin de justifier ma présence.
Les efforts entrepris tout au long de cette laborieuse saison (sportivement parlant toujours) finirent par payer. Le deuxième tour, outre certaines « coquilles » liées au hasard, a marqué un net progrès quant aux résultats. Nous terminons en effet avec 50% de victoire, ce qui est à mon sens honorable. Je fournissais par contre davantage d’espérances lors de notre déplacement aux journées fédérales minibasket pour lesquelles j’aimerais remercier le club de nous y avoir permis d’y aller.
Ce week-end en terres neuchâteloises s’est déroulé de manière tout à fait plaisante, notamment grâce à la présence toujours très appréciées des parents. Les jeunes joueurs ont fait preuve d’un comportement irréprochable à l’égard du personnel et des équipements. L’ambiance était au beau fixe au sein de l’équipe, et nous étions dès lors prêts pour entamer la compétition. Après avoir reçu un leçon de basket par Vacallo lors de la première rencontre dont je tairais le résultat, nous affrontions des compagnons jurassiens. Un match qui n’était pas à notre portée mais pendant lequel j’ai été tout de même déçu par notre prestation. Le lendemain, nous jouions contre deux équipes d’un niveau tout à fait équivalent au nôtre et là, ce fut le drame. Seul Benjamin a su réagir à l’inévitable « coup de gueule » de la veille poussé par l’entraîneur. Bravo à lui ! En conclusion, un week-end excellent pour resserrer les liens mais exécrable pour mes cordes vocales.
Le week-end suivant, c’est la fête du basket : la coupe vaudoise. Celle pour laquelle, lorsque j’étais petit, je travaillais toute l’année. Celle qui signifiait la possible ascension au sacre aussi bien que la fin de la saison. Vraisemblablement, ce point de vue n’était pas partagé par tous les petits Morgiens qui se sont rendus à huit à Beausobre. Un arrêt, un départ en vacances ainsi qu’une défection extrêmement tardive en dépit du programme communiqué à l’avance nous projetait vers un forfait certain. Toutefois, la bonne collaboration que nous avons entretenue avec Yves tout au long de la saison (merci à lui), nous a permis de récupérer Léo des écoliers qui a, malgré son jeune âge, fait un bon tournoi. Mais il manquait encore un joueur pour avoir la possibilité d’aborder sereinement (d’un point de vue législatif du moins) ce samedi festif. A 8h15, notre grand ami Yohan est réveillé par sa maman qui l’envoie, avec son assentiment, derechef à Beausobre. Grâce à cette venu de dernière minute, et je pèse mes mots, nous commencions à 10. Profitant d’un tirage au sort favorable, d’un renfort de taille, et plus encore d’une envie jusque là insoupçonnée de tous les minimes, nous nous tirions jusqu’à la 4ème place battant ainsi plusieurs équipes d’un classement nettement plus élevé que le nôtre. Si bien que la plupart des officiels présents le week-end précédents me firent la remarque suivantes : « C’est la même équipe ? Qu’ont-ils mangé ? ». Comme quoi, quand on veut, on peut.
D’un point de vue personnel, c’est davantage le côté humain que le côté basket que je retiendrais de cette année. En effet, je n’ai jamais eu autant de plaisir à venir entraîner. Les jeunes, tant les filles que les garçons, m’ont apporté bien plus qu’une 4ème place à la coupe. Sans oublier les parents à qui je dois une fière chandelle. Avoir une équipe de parents comme vous, croyez-moi, ça rend les choses bien plus faciles. Et en-dehors de votre disponibilité, c’est également votre sympathie que j’aimerais saluer. Il est rare de pouvoir aller manger avec des parents de joueurs sans entendre « mon fils ceci, ma fille cela » et de ne pas avoir ce côté mercantile qui fait partie de mon boulot mais qui me déplaît tant. Avec vous, il était possible de simplement s’assoir à une table, boire un verre et rire un bon coup.
Merci à vous,
Gilles BOURQUIN
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